HISTOIRE J.K.A - JKA C.O
 

HISTOIRE J.K.A

Qui sommes-nous à la  JKA ?

Qui sommes-nous à la JKA ?

Philippe Maquaire et Sensei Daniel LAUTIER. Pause déjeuner au HOMBU DOJO (TOKYO) - Gasshuku instructeurs - Avril 2007.


Que font deux karatékas lorsqu'il se rencontrent ? Ils parlent de karaté et parfois d'histoires de karaté...

Lors de l'unes de ces soirées d'après stage, j'étais en compagnie de Sensei Lautier et nous discutions des instructeurs de la Japan Karaté Association (JKA).

Soudain, après le repas, la discussion continuait et il commença à écrire sur  la nappe de papier qui recouvrait la table sur laquelle nous avions dîné.

En haut de la feuille, il inscrivit le nom de Gichin FUNAKOSHI puis le relia, en dessous, au prénom du fils Yoshitaka FUNAKOSHI. En dessous, il plaça Sensei NAKAYAMA et, en parallèle, Sensei NISHIYAMA (ITKF), les cofondateurs de la JKA.

Sensei,  tout en continuant à tirer des traits et en inscrivant d'autres noms de grands sensei, m'expliquait l'influence des générations, de la relation sempai-kohai, et des identités culturelles et universitaires.

Si dans les années 1940-50, certains désaccords naissaient par rapport à la place du kumite (combat) dans l'entraînement, quelques décennies plus tard, on a vu émerger certaines scissions du fait d'autres influences.

Le chef instructeur actuel de la JKA, Sensei SUGIURA, se trouvait naturellement relié à celui de M. NAKAYAMA puisqu'il lui succéda. 

Dès lors, l'arborescence qu'il dessinait se complexifia. Les noms de grands instructeurs se juxtaposaient, ou étaient placés en parallèle en fonction de leurs parcours universitaires et de l'origine de leurs sempai

Je le questionnais naturellement sur la légitimité du plus ancien dans le grade le plus élevé, quand deux instructeurs sont de même grade, de même génération et sont issus d'universités différentes...

Dès lors, quatre, cinq générations identifiées par des lignes de noms, se juxtaposaient sur la nappe de papier.

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Sensei Lautier surligna très rapidement quelques traits de l'arborescence. Entouré, le nom de sensei MIYAZAKI se détachait parmi d'autres. Lui succédait, celui de Sensei IIDA auquel furent vite reliés les noms de SAWADA et LAUTIER. Je m'associe ici à ceux qui conçoivent que Sensei SAWADA était l'assistant de Sensei MIYAZAKI en Belgique, et  respectivement, Sensei LAUTIER l'était en FRANCE.

Dès lors, l'arbre généalogique était dessiné. Sous son nom, Sensei LAUTIER tira un dernier trait auquel s'attachait une sorte de ballon. Il plaça quelques noms dans le ballon tout en parlant de la JKA en France . Il parlait des noms en termes d'amis et de fidèles. Mon nom fut alors inséré dans une bulle qui siégeait dans le ballon. D'un trait sec, il relia ma bulle à son nom. Il venait de m'expliquer l'histoire de mon karaté...

A toi qui lit cette histoire de karaté...

Si tu es un instructeur  JKA, il  est facile de te situer ainsi dans la généalogie des karatékas. Peut-être que ton nom était dans le ballon ?

Si tu es l'un des élèves du club de karaté JKA BOULOGNE, il te suffit relier ton nom à ma bulle via le nom de ton sempai.
Puisse l'arborescence perdurer.

Philippe MAQUAIRE (2007)